Noël 2015

Ce Noël aura un goût amer après ce que viennent de vivre les parisiens. Je m’associe d’ailleurs  à leur douleur. Les extrémistes d’une religion importée sur notre sol ont frappé cruellement sous un gouvernement qui n’a eu de cesse, depuis son arrivée, de malmener les chrétiens et de congratuler l’Islam de France. Qu’il cesse donc de se tromper volontairement de cible !

Noël est proche. Nos villes s’illuminent d’une myriade de guirlandes électriques, des sapins brûlent de mille feux, les devantures des magasins se vêtissent de leurs habits de fête, la musique joue des airs enchanteurs pour égayer les promeneurs à l’âme joyeuse, emmitouflés dans leur vêtement d’hiver. De grandes foules sillonnent alors les rues et les commerces, se bousculent dans les galeries marchandes, prospectent, admirent et enfin achètent de nombreux cadeaux souvent accompagnées de leurs enfants aux yeux écarquillés devant d’innombrables jeux, de marionnettes, d’animations merveilleuses, de lumières étincelantes.

Ceci est la première image médiatisée par laquelle la fête de Noël est représentée. Cependant, cette image de la représentation de la naissance du Christ n’est-elle pas erronée ?

Si dans certaines villes on trouve encore un sapin, les crèches se font plus rares, et de moins en moins médiatisées.

Il faut que ce moment représentatif de la chrétienté passe inaperçu.  C’est sûr, une Sainte Famille dans une crèche, sur la paille, auprès d’un âne et d’un bœuf, cela représente si bien notre belle France, notre Patrie.

De tout temps, elle représente aussi la joie, l’amour, la paix. Mais pas pour la République qui voit en ce temps religieux, une atteinte à la culture républicaine, « laïcarde », sans Dieu. Pour ce régime, la représentation publique de la naissance de Notre Sauveur est un acte préjudiciable, d’ailleurs la loi inique de 1905 qui a retiré et condamné toute forme de chrétienté dans l’espace public vient conforter cet état d’esprit. Alors que le catholicisme appartient à notre Histoire, à notre identité, voici que pour la première fois l’an dernier, les attaques habituelles contre les crèches de noël se sont renforcées au point que certains politiques qui, après avoir instinctivement perpétué un acte ancestral, effectué machinalement dans cette période de Noël « la nativité », ont dû passer devant des juges si dans l’immédiat leur crèche n’était pas retirée. Qu’en sera-t-il cette année après ce que Paris vient de subir ? L’amalgame est tellement facile !

En réponse aux attentats sur notre sol, l’Association des maires de France a demandé à ce qu’aucune crèche ne soit présente dans les lieux publics. Certains maires, heureusement, n’obéiront pas.  Mais rien que l’idée, est une offense à notre patrie chrétienne. Face à ces attentats et en réponse à l’ennemi, mettre en avant nos valeurs et traditions chrétiennes et civilisationnelles est une grande force qui rayonne de plus d’une noble intelligence. Face à l’ennemi de la France chrétienne et de l’Europe, il nous faudrait tout renier publiquement, nous abaisser en nous effaçant, alors que  ce même  ennemi mène ouvertement une guerre contre les croisés, ce que nous sommes. Jusqu’où va se nicher la lâcheté ? Que le gouvernement arrête de se tromper d’ennemis !

Aussi j’espère que nombreux seront ces politiciens qui braveront la loi pour exprimer leur joie d’accueillir chez eux, dans leurs mairies ou autres lieux publics, la représentation de la Sainte Famille.

Que s’est-il donc passé lorsque l’on sait qu’il y a moins de vingt ans, cet acharnement contre les symboles forts, spirituel de Noël, n’existait pas. De nombreuses villes et villages avec allégresse, construisaient leur crèche.

Le régime, c’est certain, peut être accusé. Depuis la Révolution et la troisième République remis aujourd’hui au goût du jour par les socialistes, le régime républicain a montré une haine viscérale envers la chrétienté et en particulier pour le clergé (loi 1905) ! Mais il y a un autre responsable, le peuple français. Si celui-ci n’avait pas oublié ses racines chrétiennes, les gouvernements successifs ne l’auraient pas aussi facilement sapé. Combien de familles françaises ont oublié de transmettre la chrétienté à leurs enfants et par-delà, ne leur ont pas transmis la nourriture spirituelle de notre patrie ? Combien d’enfants n’ont pas eu d’autres choix que de ne pas croire et avant cela, ne pas savoir. L’ignorance, voilà le crime. Ne pas être croyant, c’est une chose que nous devons accepter, c’est ainsi, certains sont plus sensibles spirituellement que d’autres et certains le seront tardivement, mais ne pas donner à l’enfant la connaissance en ne lui permettant pas de suivre le catéchisme, ceci est une grave erreur. L’enfant ne peut choisir. On lui impose l’ignorance, il n’a pas le choix.

Même si Noël doit aussi être une fête de famille, il nous faut préserver son origine. Il y a des questions clefs que même un non-croyant devrait connaître faisant partie de l’identité de la France. Que signifie Noël ? Pourquoi, le 25 décembre des cadeaux sont placés sous le sapin et donnés aux enfants ? Pourquoi notre civilisation s’est imprégnée du Christ ?

Un jour de Noël un prélat a dit : « c’est la fête de tout le monde ». Je ne suis pas d’accord. Aujourd’hui dans la configuration sociétale « société multiculturelle » dans laquelle nous sommes soumis, Noël doit garder son identité et n’appartenir qu’aux chrétiens. On sent bien la direction universelle de la République. Désacraliser tout ce qui est sacré en France. Elle a déjà dans sa genèse commencée par cela. Cela a toujours été sa marque de fabrique.

Pourquoi nous partagerions cette fête, même si certains chrétiens trouveraient immédiatement à me contredire rien que par le mot « partage » mais cela n’exclut pas d’être raisonnable ?

Quelle que soit la situation, les non-chrétiens n’ont pas attendu une dérogation pour fêter Noël. On sait que cela est devenu une fête païenne, ou les plaisirs épicuriens, les plaisirs matériels se sont substitués à la réalité : la naissance du Christ-Jésus. Ainsi, il fut facile pour les autres religions sur notre sol de s’emparer du côté païen de la fête de la Nativité : offrande de cadeaux sans lien avec Noël.

Combien de maisons, pour cette nuit, ne se pareront pas de la crèche, seul le sapin trônera afin d’accueillir dans l’allégresse le Père Noël, même si cela reste un instant magique pour tous les enfants, il n’en demeure pas moins que ce personnage se substitue au Christ.

Nous ne lâcherons rien !

Bon Noël à tous !

Crèche de Noël

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